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APPEL A LA MOBILISATION DES LA RENTREE DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU 93 | 24 février 2008

L'assemblée générale du 93 réunie le 20 février à Bobigny a réuni plus de 60 personnes, représentant 20 collèges, 11 lycées, 2 écoles primaires, en présence des syndicats CGT, CNT, SNES, SUD Education. L'AG a fait le constat de la convergence des situations des établissements : * dotations horaires en diminution sensible, suppressions massives de classes, de postes, inflation des heures supplémentaires, * refus de l'attaque des conditions de travail et des statuts : commission Pochard, précarité accrue (contractuels mis au chômage, CAE...), bac pro en 3 ans et fermeture des BEP, mystification du plan banlieue, ... Les nombreuses mobilisations des établissements (vote contre les DHG dans les CA, grèves, délégations, blocages...) sont jusqu'ici restées isolées et les participant(e)s à l'AG ont exprimé la nécessité de faire converger les actions, avant comme après la grève nationale du 18 mars. Pour y contribuer, l'assemblée générale appelle les établissements - à se réunir, à définir leurs revendications et leurs formes d'action (grève, refus collectif des heures sup, mobilisation des parents, actions de médiatisation...) et à envoyer des délégué(e)s mandaté(e)s à l'AG départementale 93 qui se tiendra mardi 11 mars à 18 h à la bourse du travail de Bobigny. - à venir ensemble apporter leurs revendications au rectorat de Créteil, le mercredi 12 mars à 14 h (c'est le rectorat qui doit accepter la transformation des heures sup en heures poste, y compris pour les collèges)

Publié par hwallon à 23:34:38 dans RENDEZ VOUS | Commentaires (0) |

Plan banlieues : faux espoirs et renoncements | 24 février 2008

communiqué de presse du SNES du 11 février


Le Président de la République a fait connaître, vendredi 8 février, les
mesures en faveur des quartiers difficiles de banlieues. Alors que ces
territoires cumulent les difficultés de tous ordres, les annonces de
Nicolas Sarkozy sont marquées à la fois par le manque d’ambition,
l’absence de financements spécifiques, le redéploiement et le
renoncement à toute mixité sociale dans ces quartiers.

N’interrogeant jamais les inégalités sociales à l’œuvre dans notre
société – que la politique de ce gouvernement ne cesse de renforcer -,
ce plan n’est à la hauteur ni des attentes ni des enjeux, On est loin du
grand « plan Marshall » que le candidat Sarkozy avait annoncé pendant la
campagne des présidentielles.

En matière d’éducation, les mesures annoncées sont particulièrement
décevantes par leur indigence. Elles se résument en effet au
développement du nombre de places dans des « internats de réussite
éducative » et à la généralisation des « écoles de la deuxième chance »
pour les jeunes de 16 ans sortis du système éducatif sans qualification.

On attendait pourtant de véritables mesures pour l’Ecole, celle de « la
première chance » !

Hélas, dans un contexte où les restrictions sans précédent touchent de
plein fouet l’éducation nationale (11 200 suppressions d’emplois à la
rentrée 2008, 80 000 prévues entre 2009 et 2012), l’amélioration des
conditions d’enseignement et d’études, la prévention précoce de l’échec
scolaire ne constituent pas une priorité pour ce gouvernement.

La politique d’éducation prioritaire, mise à mal en 2006, n’est plus à
l’ordre du jour. Il ne s’agit plus de viser des territoires, mais de
cibler les mesures sur des individus supposés méritants qui pourraient
bénéficier des « sites d’excellence » ou échapper à l’établissement de
leur quartier au nom de la « mixité des élites ». Le SNES rappelle que
la suppression programmée de la carte scolaire ne pourra que renforcer
l’homogénéisation des établissements et concentrer davantage encore les
difficultés scolaires dans les établissements les plus défavorisés.

Pour le SNES, l’enjeu que représentent les quartiers sensibles requiert
une tout autre politique. La lutte contre la pauvreté, contre les
discriminations, contre l’échec scolaire doit être menée d’un même pas
avec l’objectif de la mixité sociale et scolaire dans tous les territoires.

Publié par hwallon à 23:31:00 dans ARTICLES | Commentaires (0) |

Cité scolaire Henri-Wallon - Aubervilliers (93) La grève des enseignants continue | 24 février 2008

Depuis lundi 11 février, les enseignants de la Cité scolaire Henri-Wallon, à Aubervilliers, sont en grève reconductible contre la suppression de 17 postes de professeurs et de 7 classes. Les enseignants ont reçu l'appui des lycéens et des parents d'élèves. Ces suppressions de postes sont loin d'être des cas isolés, puisque le rectorat prévoit de supprimer près de 650 postes sur la seule académie de Créteil et que le gouvernement Sarkozy-Darcos en annonce près de 20 000 par an jusqu'en 2012.

Mercredi 13 février, une manifestation de professeurs et de lycéens organisée dans les rues d'Aubervilliers a réuni 150 à 200 personnes. Le cortège a fait des arrêts bruyants devant les collèges et les lycées voisins : Jean-Pierre-Timbaud, Jean-Moulin, Le Corbusier, D'Alembert, Diderot. Les slogans « Touche pas à mon prof », « La jeunesse en force contre la suppression des postes », étaient repris par tous. En fin de matinée, les manifestants se sont rassemblés sur la place de la mairie. Le maire d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, et d'autres élus de gauche ont apporté leur soutien, dénonçant les plans gouvernementaux et prenant la défense de l'école publique. À plusieurs reprises, des délégations de grévistes ont rencontré les enseignants des autres lycées de la ville.

Le moment fort de la semaine a été le rassemblement devant le rectorat de Créteil, le jeudi 14 février, où près de 150 à 200 personnes ont exprimé leur mécontentement. Une délégation a été reçue par la secrétaire générale adjointe du rectorat. Celle-ci nous a annoncé que le ministre avait décidé, le matin même, de classer le lycée Henri-Wallon parmi les trente lycées en France destinés à devenir « pôles d'excellence », à vocation artistique, culturelle et musicale, et ce afin de développer « l'attractivité » du lycée auprès des familles. Ce même jour, la majorité des enseignants de la Cité scolaire lui transmettaient 86 engagements personnels de refuser les heures, tout en réaffirmant leur revendication de maintien de tous les postes.

Personne n'est dupe de cette nouvelle annonce, qui vise à mettre en place une belle vitrine, permettant la réussite de quelques élèves triés sur le volet, en laissant de côté la grande majorité. Tout le monde est conscient que dans les quartiers difficiles, où nous enseignons tous les jours, le qualitatif se conjugue avec le quantitatif. En d'autres termes, il nous faut des professeurs, des surveillants, du personnel de vie scolaire en nombre suffisant pour enseigner dans de bonnes conditions et faire réussir tous les élèves.

Depuis plusieurs jours, profs et lycéens s'organisent pour faire connaître leur mouvement et vont à la rencontre de la population. Ils font des assemblées générales en commun, ce qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps.

Le vendredi 15 février, à la manifestation francilienne appelée par les syndicats enseignants, les nombreux lycéens présents ont donné le ton et, le lendemain samedi, profs, parents et élèves se sont retrouvés à une trentaine sur le marché d'Aubervilliers, pour populariser la grève, recevant un accueil particulièrement chaleureux des habitants.

Lundi 18, la grève a été revotée tandis qu'une délégation était reçue à l'Inspection académique. Le lendemain, une journée dite « banalisée » était organisée pour discuter des propositions du rectorat. Cependant, une méfiance persiste parmi les professeurs quant au maintien des postes liés à l'annonce du « pôle d'excellence » faite par Darcos. C'est pourquoi, mercredi 20 février, un nouveau rassemblement était organisé au rectorat afin d'exiger des garanties sur le maintien de tous les postes.

Correspondant LO 22/02/08


http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2064&id=14


Publié par hwallon à 00:50:23 dans ARTICLES | Commentaires (0) |